On nous a longtemps raconté que l’Amour, le vrai, le grand, le romantique avec un A majuscule, devait être le centre de tout. Un duo, deux brosses à dents, une playlist partagée et beaucoup d’attentes. Spoiler : ce n’est qu’une option parmi d’autres.

Il y a les amours, au pluriel.
Celles qui se vivent à deux, à trois, à plusieurs. Les amours polyamoureuses, qui assument que le cœur n’est pas un studio parisien mais plutôt une colocation joyeuse (parfois un peu chaotique, mais toujours consentie). Les amours libres, les amours fidèles, les amours en pointillés, les amours qui changent de forme sans perdre en intensité.

Il y a les sexualités, multiples, mouvantes, parfois claires, parfois floues, souvent magnifiques. Hétéro, homo, bi, pan, asexuel·le, queer, ou « je verrai bien ». Des sexualités qui se vivent avec désir, avec douceur, avec curiosité, ou sans sexe du tout, parce que le lien ne se mesure pas au nombre de nuits passées ensemble mais à ce qui circule entre les gens.

Et puis il y a l’amitié.
La grande oubliée des contes de fées. Celle qui ne promet rien d’autre que d’être là. Pas de contrat implicite, pas d’exclusivité imposée, pas de drame si on ne se voit pas pendant trois semaines. L’amitié, c’est rester par choix, pas par peur de perdre.

L’amitié est souvent bien plus engageante que l’amour.
Parce qu’elle demande du temps sans la pression du désir, de la loyauté sans la jalousie, de l’écoute sans la possession. Elle survit aux ruptures, aux déménagements, aux changements de peau. Elle applaudit les histoires d’amour au lieu de les craindre.

Alors oui, célébrons les amoureux·ses, les polyamoureux·ses, les indécis·es, les passionné·es, les cœurs vastes et les cœurs tranquilles.
Mais levons surtout nos verres à l’amitié :
celle qui danse jusqu’à la fermeture, qui ramène à la maison, qui console, qui rit trop fort, qui reste.

Parce qu’au fond, aimer sans posséder, c’est peut-être ça, le plus bel engagement. 💛