Depuis plus de trente ans, Why Not Productions fabrique un cinéma d’auteur qui n’a jamais eu peur de voir grand. Des réalisateurs fidèles, des films qui restent et, au passage, une armoire à trophées qui commence sérieusement à manquer de place.
2006. De battre mon cœur s’est arrêté de Jacques Audiard rafle 8 César.
2009. Un prophète, toujours d’Audiard, décroche le Grand Prix à Cannes, avant de repartir avec 9 César l’année suivante.
2010. Des hommes et des dieux de Xavier Beauvois reçoit à son tour le Grand Prix à Cannes, puis le César du meilleur film.
2015. Jacques Audiard revient avec Dheepan. Cette fois, c’est tout en haut : Palme d’or.
2016. Une autre Palme rejoint l’histoire de Why Not avec Moi, Daniel Blake de Ken Loach.
Et puis 2025. Emilia Pérez de Jacques Audiard : 7 César et 2 Oscars. Rien que ça.
Entre-temps, il y aura aussi Arnaud Desplechin, Rois et Reine, Un conte de Noël, Trois souvenirs de ma jeunesse, Roubaix, une lumière… Des films très différents, mais une même manière de défendre des auteurs et de les accompagner longtemps.
Parce qu’au fond, le plus intéressant chez Why Not n’est peut-être pas le nombre de statuettes.
C’est qu’en alignant les titres, on finit par raconter trente ans de cinéma français et européen.
Et ça, ça tient difficilement sur une étagère.
