On ne choisit pas sa famille. Ah bon ?

On ne choisit pas sa famille.
Ah bon ?

Des gens sans aucun ancêtre en commun finissent par devenir indispensables les un·es aux autres. Un canapé, une adresse, une piste de danse : il suffit parfois d’un endroit où revenir pour commencer à faire famille.

Dans Les Chroniques de San Francisco, d’Armistead Maupin, cette adresse est le 28 Barbary Lane. Autour d’Anna Madrigal, les locataires deviennent peu à peu une famille choisie, avec leurs amours, leurs secrets et leurs contradictions. On peut y arriver sans trop savoir où l’on va et finir par trouver les personnes avec qui avancer. Un programme assez séduisant pour une simple location.

Avec Pose, la famille choisie prend un sens plus vital encore. Dans le New York de la culture ballroom des années 1980 et 1990, en pleine épidémie de sida, Blanca fonde la House of Evangelista : une maison, une équipe pour les bals, mais surtout un refuge pour de jeunes personnes LGBTQ+ qui cherchent leur place dans une société qui les rejette trop souvent. Alors que le VIH décime une partie de la communauté et que la stigmatisation s'ajoute à la maladie, ces familles choisies deviennent de véritables réseaux de solidarité et de survie. Être une « mère », ici, n’est pas une affaire de biologie : c’est accueillir, transmettre, protéger, accompagner dans la maladie et parfois remettre tout le monde dans le droit chemin avec un sens certain de la réplique. Derrière les tenues spectaculaires, les compétitions et les défilés, il y a cette idée très concrète, et profondément politique : prendre soin les un·es des autres quand le reste du monde détourne les yeux.

Ces histoires mettent des mots sur des liens que beaucoup connaissent. La personne qu’on appelle quand tout va mal. Celle qui repère immédiatement notre air de « oui oui, ça va ». Les ami·es avec qui l’on partage les grandes nouvelles, les dimanches sans programme et le dernier morceau de fromage preuve d’affection particulièrement sérieuse.

Et puis il y a les lieux où ces liens commencent. On vient pour boire un verre, on revient pour retrouver quelqu’un, et un soir on réalise qu’on connaît la moitié de la piste. Au Rosa Bonheur, cette façon de faire famille nous parle : les bandes se croisent, les nouvelles têtes deviennent familières et il reste toujours quelqu’un à présenter à quelqu’un.

Alors, en novembre, on célèbre les familles qu’on se crée. Celles qui nous accueillent, nous connaissent et nous laissent la place de changer. L’arbre généalogique est un peu flou. Pour la photo de famille, en revanche, il va falloir reculer.


Un vestiaire à soi : sortir du rang, choisir sa coupe

Un vestiaire à soi : sortir du rang, choisir sa coupe

Une cravate, une veste ouverte, un pantalon sous une jupe. Il suffit parfois de quelques détails pour faire bouger les lignes. Au Palais Galliera, Un vestiaire à soi. Féminités dissidentes au XIXe siècle raconte comment des femmes ont puisé dans les penderies masculines pour se composer une allure et, avec elle, une autre place dans la société.

Premier coup de cœur : un petit objet en porcelaine représentant les Ladies of Llangollen, deux femmes ayant choisi de vivre ensemble. Leur tenue ? Un costume d’amazone, qui emprunte au vestiaire masculin tout en conservant une longue jupe. Dessous se cache un pantalon. Les apparences sont sauves ; la frontière commence à céder.

Autre curiosité : les chapeaux de la princesse Murat, équipés d’un monocle pour mieux voir à la chasse. Un détail pratique qui croise toute une histoire : emprunté aux hommes, le monocle devient aussi un signe de reconnaissance dans les milieux lesbiens. De quoi corriger la vue et brouiller les codes.

C’est aussi ce que raconte l’historienne Christine Bard dans Une histoire politique du pantalon : les vêtements distribuent des rôles, signalent le pouvoir et accompagnent les conquêtes de liberté. Une coupe peut sembler anodine et toucher à tout un ordre social. Quant au médiéviste Clovis Maillet, ses Genres fluides rappellent que les vies qui débordent des catégories n’ont pas attendu notre époque pour exister.

L’intérêt du parcours tient justement à ces nuances. Emprunter un vêtement d’homme ne signifie pas toujours vouloir passer pour un homme. Cela peut permettre de travailler, de bouger, d’affirmer ses goûts ou de se reconnaître entre soi. Les gestes se ressemblent ; les intentions peuvent varier.

Un peu plus loin, la garde-robe de Rosa Bonheur donne à cette liberté une forme très concrète. Chemise blanche, gilet ample, jaquette ouverte : la peintre assemble les pièces, les porte avec un pantalon ou une jupe. Comme le souligne Marine Kisiel, commissaire de l’exposition, elle se compose un vestiaire à l’image de sa vie. Ce qui compte, c’est de pouvoir choisir, et recommencer le lendemain.

On ressort avec l’envie de regarder les vêtements de plus près. Ce qu’ils autorisent, et ce qu’ils empêchent. On ressort avec cette idée assez réjouissante : une garde-robe peut aussi servir à élargir sa vie.

Un vestiaire à soi. Féminités dissidentes au XIXe siècle, au Palais Galliera, jusqu’au 14 février 2027.

 


Chloé : du Pulp à l’Olympia

Concert
Chloé : du Pulp à l’Olympia

Avant les Rosa Bonheur, il y avait le Pulp.
Un club lesbien mythique où l’on dansait librement, joyeusement, et souvent jusqu’à ne plus savoir très exactement quel jour on était.

Chloé y a été résidente pendant dix ans. C’est là qu’elle a construit sa façon bien à elle de mixer : libre, élégante, imprévisible, capable de nous faire danser très fort et très loin.
Depuis, elle est devenue l’une des grandes figures de la musique électronique française. DJ, productrice, compositrice et fondatrice du label Lumière Noire, elle joue partout : dans les clubs, les festivals, les musées et les salles de musique contemporaine.

Du Pulp aux mythiques lettres rouges, l’esprit reste le même : de la musique, de la liberté et cette façon très particulière de faire danser tout le monde ensemble.

Autant vous dire qu’au Rosa Bonheur, on est très fièr·es.

Billeterie


On se présente ?

Il était une fois une famille parisienne : du cinéma, des guinguettes, des clubs de sport et surtout une même envie de créer des espaces ouverts et joyeux, où l’on peut se rencontrer, partager et faire la fête.

De l’ouest à l’est, en passant par la Seine, Montparnasse et les Buttes-Chaumont, voici notre histoire à travers Paris. ❤️

 

WHY NOT PRODUCTIONS

Depuis plus de 30 ans, la société Why Not Productions accompagne la production du cinéma d’auteur français.
Elle a notamment remporté quatre Palmes d’or au Festival de Cannes avec 4 mois, 3 semaines, 2 jours (2007), Dheepan (2015), Moi, Daniel Blake (2016) et Fjord (2026).
À partir des années 2000, elle développe une activité autour de lieux culturels et conviviaux.

CINÉMA DU PANTHÉON

Racheté par Why Not Productions en 2001, le Cinéma du Panthéon est un cinéma d’art et d’essai.
Pensé comme un véritable lieu d’échange autour du cinéma, il mêle projections, rencontres avec les réalisateurs et avant-premières. Il permet également de présenter régulièrement les films produits par Why Not. Son restaurant-salon de thé a été décoré par Catherine Deneuve.

ROSA BONHEUR

En 2008, Why Not Productions s’associe avec l’équipe du Pulp pour ouvrir la première guinguette Rosa Bonheur.
L’objectif : créer des espaces festifs, engagés et ouverts à tous, où l’on vient partager un verre, manger et profiter ensemble.
Aujourd’hui, Rosa Bonheur rassemble trois établissements à Paris et un à Asnières-sur-Seine.

ANNETTE K.

Enfin, en 2022, Why Not Productions se met au sport et imagine Annette K., un nouveau type de social club où le sport rencontre le soin et la fête. Deux lieux parisiens, sur la Seine et à Montparnasse, réunissent fitness, natation, padel, escalade, squash, soins, restauration et événements festifs et sportifs dans un même esprit de convivialité. Cinéma, guinguettes, clubs de sport : chacun de ces lieux est pensé pour créer des rencontres et faire vivre la culture, le sport et la fête dans une même philosophie d’ouverture et de partage. ♥

 


AFTER LOOP - LES POTES AGÉ.É.S DE ROSA BONHEUR

Samedi 5 septembre 2026

Afin de financer le développement de ses actions, l’association des Potes Âgé.e.s de Rosa Bonheur lance OUF! (On Unit nos Forces!), un rendez-vous solidaire mêlant culture, fête et engagement : 

De 19h à 01h, AFTER LOOP.

Entrée : 15 € reversés à l’association des Potes Âgé.e.s de Rosa Bonheur.

Le Grand Belvédère de Rosa Bonheur à l’Est se transforme en grande fête solidaire, joyeuse, inclusive et intergénérationnelle, pour célébrer l’effort collectif et soutenir les Potes Âgé·e·s.

Côté musique, plusieurs pionnier·es des musiques électroniques seront de la partie : System 7, le duo de Miquette Giraudy et Steve Hillage, Yvette Neliaz et Juliette Dragon. DJ Soulist pour le funk clôturera le plateau.

Un programme pour faire monter l’énergie

18h30 — OUVERTURE Stands avec l’artiste Yvette Neliaz et les volontaires de l’association des Potes Âgé.e.s.

19h45 - ATELIER PARTICIPATIF HAMID

20h30 - CHORALE Chorale et flashmob dansant sur Proud Mary de Tina Turner.

21h15 - ÉCOLE DES FILLES DE JOIE Performance de l’École des Filles de Joie de Juliette Dragon.

21h30 - SYSTEM 7 Steve Hillage et Miquette Giraudy — DJ set B2B.

23h - DJ SOULIST Pour finir la soirée avec du funk et encore un peu d’énergie dans les jambes.

 
Pour s’inscrire c’est ici
___________________________
La photographe, vidéaste et artiste Yvette Neliaz dédicace son livre Archéologie du Présent paru dernièrement aux éditions JBE Books et École Duperré. On y voit en images exhumées des disques durs d’Yvette la fin des années 90 et 2000 à travers les toilettes du Pulp, feu club lesbien électronique des Grands Boulevards, et la vie culturelle parisienne de ces années-là. 
Juliette Dragon, fondatrice de l’École des Filles de Joie et directrice artistique du Cabaret des Filles de Joie, promeut l’émancipation par l’art burlesque et l’effeuillage, par la réappropriation du corps et en questionnant les normes de genre, comme elle l’explique dans son livre « La fabrique de pures meufs » (éditions Harper Collins).
Anciens membres du groupe Gong, Steve Hillage et Miquette Giraudy ont lancé leur projet de musique électronique, System 7, en 1989. Ils ont su forger une identité forte au sein des genres techno, tech-house et trance grâce à leur son psychédélique unique. Le duo s’est également imposé sur la scène ambient et chill-out grâce à ses collaborations avec The Orb et à son projet parallèle downtempo, Mirror System. Steve jouit par ailleurs d’une grande reconnaissance en France pour avoir produit plusieurs albums du regretté Rachid Taha ; Steve et Miquette intègrent souvent des sonorités issues de la musique arabe et des musiques du monde à leurs DJ sets, créant ainsi une expérience puissante et exaltante qui transporte le public vers une autre dimension. Préparez-vous pour un voyage vers la « Planet 7 » !
Danseur, aujourd’hui sur deux roues suite à une maladie, Hamid Allouache fera une chorégraphie flash pour les participants.es d’OUF. Hamid a été danseur puis régisseur à l’Opéra National de Paris avant de faire de sa maladie et des traces des multiples discriminations dont il a été l’objet une dynamique positive au profit des autres.
DJ et producteur parisien résident des soirées What The Funk depuis 2003, membre du collectif éponyme et du duo Souleance. Spécialisé dans les musiques funk, soul, disco, hip-hop, house et latines, il est reconnu pour ses sets énergiques mêlant vinyles rares et genres variés, dans un esprit UK Funky.

Montpellier passe en mode KOMPROMAT

Derrière ce nom aux accents de guerre froide se cache l'un des duos les plus fascinants de la scène électronique française : Vitalic aux machines, Rebeka Warrior au micro et à l'incandescence. Entre techno martiale, cold wave, EBM et énergie punk, KOMPROMAT convoque une transe collective.

Dans le cadre du festival Club Peyrou, le duo investira la Place Royale du Peyrou à Montpellier, le samedi 4 juillet 2026, pour une soirée qui s'annonce déjà comme l'un des grands rendez-vous électro de l'été. Aux côtés de NTO et CEBB, KOMPROMAT promet un live puissant, sombre et euphorisant, porté par les titres de son dernier album PLДYING / PRДYING.

📍 Place Royale du Peyrou, Montpellier
📅 Samedi 4 juillet 2026
🎟️ Billetterie ouverte sur le site du festival Club Peyrou

Signature du livre - damepipi.tv : archéologie du présent

À l'occasion de la sortie de damepipi.tv : archéologie du présent, Yvette Néliaz sera en dédicace le mardi 30 juin à Ici Librairie, l'ancien  Pulp du boulevard Poissonnière, est devenue Ici une librairie indépendante.

Un livre qui fouille le passé récent comme un site archéologique et exhume ce que l'époque croyait éphémère. Une traversée de plus de vingt ans d'images, de mémoires et de contre-cultures, à la recherche des traces laissées par celles et ceux qui ont inventé d'autres façons d'habiter le monde.

📍 Ici Librairie (anciennement Le Pulp), 25 boulevard Poissonnière Paris 2
📅 Mardi 30 juin
✍️ Rencontre et dédicace avec Yvette Néliaz

Parce que certaines archives ne racontent pas seulement le passé. Elles nous apprennent aussi à regarder le présent.


Le TIP - Tournoi International Paris

Du 22 au 24 mai, Paris accueille la 19e édition du TIP

Le Tournoi International de Paris. Près de 2 500 sportif·ves débarquent de 28 pays pour s’affronter dans une trentaine de disciplines, avec une philosophie commune : la compétition sans exclusion.
Créé en 2004 par la Fédération Sportive LGBT+, le TIP fait du sport un terrain où le niveau, l’origine ou l’orientation sexuelle ne sont jamais le critère de quoi que ce soit. Le village s’installe à l’Hôtel de Ville, les matchs rayonnent dans toute la ville.

Trois jours de Paris en mode terrain, et côté soirée, on se retrouve soit à la TIP Party au Dôme de Paris soit au Get In Dance au Rosa Bonheur sur Seine le dimanche 24 mai ; ou les 2 :)


Au Cinéma du Panthéon, on ne fait pas que passer un film.

Ouvert en 1907, le Cinéma du Panthéon est la plus ancienne salle parisienne toujours en activité. Ce n'est pas un musée pour autant. C'est même l'un des endroits de Paris où il se passe le plus de choses, à condition de savoir regarder au-delà de l'affiche.

Commençons par le plus mystérieux : L'Inconnu du Ciné-Club. Depuis 2011, Télérama invite un artiste dont l'identité n'est révélée qu'au lever de rideau, pour partager ses trésors cinéphiles, extraits choisis, film coup de cœur, et une salle entière qui découvre en même temps. Virginie Efira, Jacques Audiard, les frères Dardenne s'y sont prêtés. Une soirée où tout le monde arrive avec la même ignorance, et repart avec la même surprise. C'est rare.

Le Ciné-Club des Cahiers, lui, joue la carte de la cinéphilie assumée : la rédaction des Cahiers du Cinéma est là, en chair et en opinions. Pour les soirs où on a envie de penser à voix haute après le générique.

L'Italie à travers son cinéma rappelle que la Méditerranée est à deux heures d'avion et à dix minutes à pied du RER B. Lost in Frenchlation fait le chemin inverse : permettre au public non-francophone de découvrir le cinéma français sous-titré anglais,  parce que le Quartier Latin n'appartient pas qu'aux Parisiens.

Ciné Citoyen sort carrément du cadre du loisir : organisé en partenariat avec le Service Territorial Éducatif et d'Insertion de Paris, il accueille des jeunes en réinsertion sociale. Un écran, une salle, et l'idée que le cinéma peut faire quelque chose de concret.

Et puis il y a Ciné Rosa et ses séances dédiées aux récits queers, mais celui-là, on ne vous le présente plus. C'est le nôtre, et on en est fiers. L'Annette Ciné Klub cultive son propre univers. Le Rendez-vous du Libraire marie cinéma et littérature avec l'évidence d'un accord qui ne se discute pas. Et les Séances Spéciales viennent combler le reste, les coups de cœur, les commémorations, les urgences culturelles.

Ce que l'équipe du Panthéon a compris depuis longtemps, c'est qu'une salle de cinéma peut être bien plus qu'un endroit où l'on se tait dans le noir. C'est un endroit où l'on choisit avec qui penser, et pourquoi.


Le corps en fête

Il y a un truc qui se passe en mai. Quelque chose qui revient avec la chaleur, doucement, sans prévenir : le corps existe, et c'est bien.

On n'a rien à prouver. On n'a rien à préparer. Le corps qu'on a, gros, maigre, musclé ou non, marqué, mou, bruyant, discret, c'est celui qui danse, qui vibre, qui s'assoit sur l'herbe et commande un verre. C'est le bon.

On vit dans une époque qui adooore parler des corps. Les afficher, les commenter, les comparer, les corriger. Les réseaux sont pleins de silhouettes parfaitement éclairées, de ventres plats et de cuisses lisses. Et quelque part entre février et avril, une voix intérieure finit toujours par susurrer : t'as pensé à te remettre au sport ? Non. On n'a pas pensé à ça. On a pensé à appeler des potes pour partager la 4e dernière raclette de la saison.

Au Rosa Bonheur, on ne marche pas à ça.

Ici, la guinguette n'a jamais eu de dress code. La piste non plus. Ce qui s'y passe depuis le début, c'est autre chose : des gens qui arrivent comme ils sont, qui bougent comme ils peuvent, qui prennent de la place sans demander la permission. Des corps qui transpirent, qui rient, qui se touchent, qui s'effondrent dans l'herbe entre deux morceaux parce que franchement ce DJ, il assure.

Mai, c'est la saison où tout ça redevient évident. On enlève une couche de fringue, on lève la tête, on sent le soleil sur les bras. Ce moment où l'on réalise qu'on n'avait pas besoin de changer quoi que ce soit, juste d'attendre que la lumière revienne.

Il y a quelque chose de politique là-dedans, même si on n'en fait pas un manifeste. Occuper l'espace avec son corps tel qu'il est, sans s'excuser, sans se planquer derrière un pull trop grand, c'est déjà un acte. Surtout quand on a passé des années à apprendre à faire le contraire.

Il y a des gens qui font de ça leur travail. NATH, artiste féministe, expose le mois prochain, dès le 6 juin Nous Férales à Rosa Bonheur à l'Ouest,une série de dessins qui célèbre les colères féminines par le symbolisme animal. Chaque œuvre naît d'un témoignage, d'une petite phrase, d'un animal choisi. Un Féral, c'est un animal domestique qui retourne à l'état sauvage. On voit l'idée. On sent qu’on va se recentrer sur ce qui compte : nous, notre corps, nos ressentis.

Au Rosa Bonheur, on fête ça. Les corps qui dansent sans savoir danser. On fête la présence de nos corps les uns avec les autres.

On a prévu de la place pour tout le monde, sans chichi. Le soleil sera là. La musique aussi. Et la guinguette ouvrira grand, pour tous les corps qui avaient juste envie d'air.

On vous attend, vous ♡