Cabaret Barge #6 – Ne te découvre pas d’unE filE

À PROPOS DU CABARET BARGE

Le Cabaret Barge, imaginé par Bonsoir Paris, est une scène libre et indisciplinée, un mercredi par mois au Rosa Bonheur sur Seine.
Ici, le cabaret retrouve sa force politique et son feu populaire : un art vivant, hybride, traversé par la chanson, la performance, la poésie, le burlesque, le transformisme. Chaque édition est une fabrique de joie, de désir, d’émotion brute et d’humour cinglant. On y célèbre les voix, les corps, les luttes, les désirs, les fêlures. Ce n’est pas qu’un spectacle : c’est un cri, une rencontre, une fête habitée. Un cabaret contemporain, queer, incarné. Un laboratoire de beauté brûlante. Une déclaration d’amour à la scène. Un hommage vibrant à l’art total.

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Cabaret Barge #6 – Mercredi 1er avril 2026  – Ne te découvre pas d’unE filE

Ceci n’est pas un poisson : Le 1er avril, le Cabaret Barge invite les ViviEs pour une édition féministe, traversée par le travestissement, la métamorphose, le rire, le désir et l’insolence collective.

Le mercredi 1er avril 2026, le Rosa Bonheur sur Seine accueille une nouvelle édition du Cabaret Barge, imaginé par Bonsoir Paris : une scène vivante où la fête, le cabaret et la performance se répondent sans hiérarchie. Ici, on ne défend pas un cabaret-musée. On fabrique un cabaret en prise avec son époque : poreux, politique, populaire, sensuel et indiscipliné.

Pour ce sixième rendez-vous, le Cabaret Barge donne carte blanche aux ViVi autour d’un thème à double détente : « Ne te découvre pas d’unE filE ». Un titre qui convoque autant le climat que le costume, autant la peau que le rôle, autant la blague que la lutte. Parce qu’au 1er avril, on peut rire fort, sans renoncer à penser.

Travestir, ici, n’est pas un gimmick. C’est une pratique de plateau, un art du déplacement : déplacer les codes, les attentes, les regards ; déplacer le genre comme on déplace la lumière ; déplacer la norme en y injectant du jeu, de la poésie, de la friction et du collectif. Le cabaret devient alors un lieu de circulation des voix, des corps, des récits et des contre-récits.
Cette édition réunit le noyau ViviLa Bellini, Kahina, Madame, Robi — dans un format pensé pour l’immersion et la proximité : chansons, prises de parole, performances, humour, glamour, ruptures de ton, et circulation directe entre scène et salle.

L’esprit est clair : une forme exigeante mais accessible, festive mais pas décorative, joyeuse mais jamais naïve.
Le Cabaret Barge poursuit ainsi sa ligne : faire de la scène un espace de rencontre réelle, où la joie n’est pas un vernis mais une stratégie, où la beauté ne gomme pas le conflit, où l’émotion et l’ironie coexistent sans se neutraliser. Une soirée pour celles et ceux qui viennent écouter, danser, rire, s’émouvoir, et repartir un peu déplacé·es, dans le bon sens du terme.

Biographies artistes

MC & direction artistique : Enjalstrass (Emma Enjalbert) mène la soirée : maîtresse de cérémonie, direction artistique, et cheffe d’orchestre de ce joyeux chaos printanier. On rit, on chante, on déraille un peu, mais on retombe toujours sur ses pattes (à peu près).

Robi
Autrice-compositrice-interprète, Robi développe une oeuvre libre, entre poésie et intensité rock. Lauréate du prix Georges Moustaki pour L’Hiver et la Joie, cofondatrice du label féministe FRACA !!!, elle signe avec son albul MANTRA (sorti le 7 novembre 2025) une nouvelle étape artistique, brûlante et frontale.

La Bellini
Performeuse issue des Arts appliqués et du cirque, enracinée à Pigalle-Montmartre, La Bellini construit des formes scéniques, née de l’hybridation des corps et d’une liberté charnelle revendiquée.

Kahina Ouali
Après sa formation au Conservatoire de Marseille, Kahina, quitte le répertoire strictement classique pour explorer la chanson dans les piano-bars, où elle développe un univers musical allant d’Anne Sylvestre à Billie Eilish. Elle se produit dans de nombreux cabarets et clubs (Madame Arthur, Le Bal Blomet, Le Port du Salut…) et rejoint en 2023 le cabaret ViVi. Parallèlement, elle accompagne des artistes tels que Michel Fugain, Ours, Madjo ou Sarah Lenka.

Madame
Madame, Chanteuse Lyralcoolique pour infantes fumeuses et adultes consentant.es. Aime le Iodel, le camembert et les sonates de Scriabine.

Les prochaines éditions du Cabaret Barge

Cabaret Barge #7 – Mercredi 6 mai 2026  – Fais c’qui t’plaît – Rosario chante Dalida
Cabaret Barge #8 – Mercredi 3 juin 2026 LA FÉLICITÉ – DISCO & Co

 

 

 


Le cabaret - Rosa Bonheur sur Seine

Un refuge dans la nuit

Le cabaret, ce n’est pas qu’un décor en velours rouge. C’est une gueule ouverte qui avale la société grise pour la recracher en couleurs. Avant que Queer ne devienne un drapeau, le cabaret en était déjà le tissu.

Fin XIXe, à Montmartre, ça commence : Le Chat Noir de Rodolphe Salis, puis Le Moulin Rouge de la Goulue et de Nini Patte-en-l’air. C’est crasseux, brillant, ça sent la sueur, mais ça vit. Entre deux chansons grivoises, des poètes et des déclassés inventent un monde parallèle. On boit, on blasphème, on s’habille en femme ou en dandy, on rit de ceux qui pensent avoir du pouvoir.

Puis vient la déflagration : le Berlin des années 1920. Weimar est une fête qui brûle par les deux bouts. Des artistes comme Marlene Dietrich, androgyne sublime, défient le genre. Les cabarets de Kreuzberg deviennent des zones autonomes avant l’heure, où les queers, les travestis, les amants interdits respirent librement. Anita Berber danse nue, couverte de sang ou de vernis rouge, dans un Berlin où la décadence est un art.

Et quand les nazis ferment la fête, ferment la vie,  le cabaret passe en clandestinité. Il migre : Harlem, années 30. Les drag balls font scintiller les églises abandonnées. Des reines noires en plumes et en sequins défilent sous les regards des initiés.

Plus tard, dans les années 50, Julian Eltinge, travesti superstar, inspire une génération entière. Et dans les sous-sols des speakeasies new-yorkais, des queens montent sur des planches bancales pour inventer un art qu’aucune école ne valide mais que la nuit applaudit.

Les années 70 explosent avec Divine et l’univers trash de John Waters, Hibiscus et les Cockettes de San Francisco, qui débarquent sur scène en robes de grand-mère cousues de paillettes et en chantant la fin du patriarcat. Le cabaret devient drag, punk, politique. Chaque show est un doigt levé, chaque chanson un acte de résistance.

Aujourd’hui encore, le cabaret queer continue de se réinventer. Des artistes comme Amanda Lepore, Justin Vivian Bond ou les troupes post-drag comme Sink the Pink prolongent le cri. C’est un héritage vivant : un endroit où le genre se plie et se brise, où la honte devient costume et où la survie s’appelle performance.

Le cabaret, c’est ça :
Un confessionnal païen.
Une scène bricolée où l’on renaît tous les soirs.
Un crachat dans la gueule de l’ordre.
Une promesse : ici, tu peux être monstrueux·se, sublime, indécent·e et personne ne t’arrêtera.

Et maintenant ?
En partenariat avec Bonsoir Paris, l’envie est née de continuer cet héritage.
Au Rosa Bonheur sur Seine, tous les premiers mercredis du mois, un·e artiste de cabaret viendra allumer la scène, faire claquer les plumes, tordre les genres et rappeler au monde que la nuit appartient toujours aux indociles.


Le Cabaret Barge au Rosa Bonheur sur Seine

Cabaret Barge - Le nouveau rendez-vous Queer de Rosa Bonheur sur Seine

Mercredi 5 novembre, LE CABARET BARGE REVIENT POUR SA DEUXIEME ÉDITION – ON SORT CE SOIR ?
20h / entrée libre.

LE CABARET BARGE REVIENT POUR SA DEUXIEME ÉDITION – ON SORT CE SOIR ?

Mercredi 5 novembre 2025 – 20h / entrée libre 

Le Cabaret Barge ,  imaginé par Bonsoir Paris est né d’un désir simple et radical : faire de la fête un manifeste. Chaque premier mercredi du mois, au Rosa Bonheur sur Seine, artistes, publics et complices se retrouvent pour inventer un espace où la nuit se fait scène, où la création se mêle au clubbing, où la joie se vit comme un geste politique. Ni cabaret au sens classique, ni spectacle figé, le Cabaret Barge est une traversée insolente, populaire et hybride : un lieu où la musique dialogue avec le texte, où les corps portent la mémoire, où l’art s’éprouve dans la chaleur du collectif.

À chaque édition, une nouvelle proposition, une nouvelle utopie en mouvement: danser, écouter, vibrer et résister ensemble.

Pour ce deuxième rendez-vous du mercredi 5 novembre, une question : “On sort ce soir ?”. Comme une promesse, une déclaration de vie. Une invitation autant qu’une nécessité.

Une expérience scénique inédite : Nicolas Cartier traverse la langue de Dustan en dialogue avec la création musicale de Kerwin Rolland et le DJ Didier Léglise, sous la direction de Mirabelle Rousseau, entre pulsation techno et incandescence verbale. Une plongée sensorielle où l’écriture rejoint la danse, où le récit devient souffle, battement, appel. Une expérience où la parole de Dustan, scandée, traversée, se déploie au rythme d’une pulsation techno : comme un battement de coeur, comme un souffle de survie, comme l’écho des années sida et l’avènement des cultures électroniques.

En ouverture de soirée, le piano-bar techno sera orchestré par Kahina Ouali, pianiste-chanteuse à la présence magnétique, qui tisse sa voix et son clavier pour convoquer l’atmosphère des années 90–2000 : l’époque de la house, de la techno, et de la vie qui persiste malgré tout. Elle installe d’emblée une ambiance entre mémoire et fête, donnant à cette introduction musicale la puissance d’un rituel d’entrée.

Parce que ce soir, comme hier et demain, on sort. 

Photo : ©Muriel Malguy