Sous l'arc-en-ciel, toutes nos histoires
Sous l'arc-en-ciel, toutes nos histoires
Avant les drapeaux, avant les paillettes, avant même les fêtes, il y a celles et ceux qui travaillent toute l’année. Les associations LGBTQIA+ accueillent, écoutent, accompagnent, hébergent parfois, défendent souvent. Elles soutiennent les jeunes rejeté·es par leur famille, luttent contre les discriminations, sensibilisent dans les écoles, accompagnent les personnes isolées et veillent à ce que personne ne soit laissé au bord du chemin. Le mois des Fiertés est aussi l'occasion de mettre en lumière leur travail essentiel et de leur dire merci.
Car chaque année, en juin, les couleurs de l’arc-en-ciel envahissent les rues, les parcs et les dancefloors. Elles célèbrent des milliers d’histoires. Les nôtres. Celles des personnes qui ont aimé malgré les interdits, de celles qui ont osé être elles-mêmes quand le monde leur demandait d’être quelqu’un d’autre, et de celles qui continuent d'ouvrir la voie aujourd'hui.
Sous l’arc-en-ciel, il y a des victoires. Le droit d’aimer, de vivre au grand jour, de construire sa famille, de prendre sa place dans la société. Mais il y a aussi les combats qui continuent, ici comme ailleurs. C'est pourquoi les Fiertés restent plus que jamais nécessaires.
Au Rosa Bonheur, la fierté LGBTQIA+ c’est toute l’année et depuis toujours : le dimanche soir aux Buttes, le GID au Rosa Bonheur sur Seine et cette sensation d’être exactement là où il faut.
Le 27 juin c’est la Pride, et après, on se retrouve dans les guinguettes du Rosa Bonheur à l'Est et Rosa Bonheur à l'Ouest.
Le TIP - Tournoi International Paris
Du 22 au 24 mai, Paris accueille la 19e édition du TIP
Le Tournoi International de Paris. Près de 2 500 sportif·ves débarquent de 28 pays pour s’affronter dans une trentaine de disciplines, avec une philosophie commune : la compétition sans exclusion.
Créé en 2004 par la Fédération Sportive LGBT+, le TIP fait du sport un terrain où le niveau, l’origine ou l’orientation sexuelle ne sont jamais le critère de quoi que ce soit. Le village s’installe à l’Hôtel de Ville, les matchs rayonnent dans toute la ville.
Trois jours de Paris en mode terrain, et côté soirée, on se retrouve soit à la TIP Party au Dôme de Paris soit au Get In Dance au Rosa Bonheur sur Seine le dimanche 24 mai ; ou les 2 :)
Au Cinéma du Panthéon, on ne fait pas que passer un film.
Ouvert en 1907, le Cinéma du Panthéon est la plus ancienne salle parisienne toujours en activité. Ce n'est pas un musée pour autant. C'est même l'un des endroits de Paris où il se passe le plus de choses, à condition de savoir regarder au-delà de l'affiche.
Commençons par le plus mystérieux : L'Inconnu du Ciné-Club. Depuis 2011, Télérama invite un artiste dont l'identité n'est révélée qu'au lever de rideau, pour partager ses trésors cinéphiles, extraits choisis, film coup de cœur, et une salle entière qui découvre en même temps. Virginie Efira, Jacques Audiard, les frères Dardenne s'y sont prêtés. Une soirée où tout le monde arrive avec la même ignorance, et repart avec la même surprise. C'est rare.
Le Ciné-Club des Cahiers, lui, joue la carte de la cinéphilie assumée : la rédaction des Cahiers du Cinéma est là, en chair et en opinions. Pour les soirs où on a envie de penser à voix haute après le générique.
L'Italie à travers son cinéma rappelle que la Méditerranée est à deux heures d'avion et à dix minutes à pied du RER B. Lost in Frenchlation fait le chemin inverse : permettre au public non-francophone de découvrir le cinéma français sous-titré anglais, parce que le Quartier Latin n'appartient pas qu'aux Parisiens.
Ciné Citoyen sort carrément du cadre du loisir : organisé en partenariat avec le Service Territorial Éducatif et d'Insertion de Paris, il accueille des jeunes en réinsertion sociale. Un écran, une salle, et l'idée que le cinéma peut faire quelque chose de concret.
Et puis il y a Ciné Rosa et ses séances dédiées aux récits queers, mais celui-là, on ne vous le présente plus. C'est le nôtre, et on en est fiers. L'Annette Ciné Klub cultive son propre univers. Le Rendez-vous du Libraire marie cinéma et littérature avec l'évidence d'un accord qui ne se discute pas. Et les Séances Spéciales viennent combler le reste, les coups de cœur, les commémorations, les urgences culturelles.
Ce que l'équipe du Panthéon a compris depuis longtemps, c'est qu'une salle de cinéma peut être bien plus qu'un endroit où l'on se tait dans le noir. C'est un endroit où l'on choisit avec qui penser, et pourquoi.
Le corps en fête
Il y a un truc qui se passe en mai. Quelque chose qui revient avec la chaleur, doucement, sans prévenir : le corps existe, et c'est bien.
On n'a rien à prouver. On n'a rien à préparer. Le corps qu'on a, gros, maigre, musclé ou non, marqué, mou, bruyant, discret, c'est celui qui danse, qui vibre, qui s'assoit sur l'herbe et commande un verre. C'est le bon.
On vit dans une époque qui adooore parler des corps. Les afficher, les commenter, les comparer, les corriger. Les réseaux sont pleins de silhouettes parfaitement éclairées, de ventres plats et de cuisses lisses. Et quelque part entre février et avril, une voix intérieure finit toujours par susurrer : t'as pensé à te remettre au sport ? Non. On n'a pas pensé à ça. On a pensé à appeler des potes pour partager la 4e dernière raclette de la saison.
Au Rosa Bonheur, on ne marche pas à ça.
Ici, la guinguette n'a jamais eu de dress code. La piste non plus. Ce qui s'y passe depuis le début, c'est autre chose : des gens qui arrivent comme ils sont, qui bougent comme ils peuvent, qui prennent de la place sans demander la permission. Des corps qui transpirent, qui rient, qui se touchent, qui s'effondrent dans l'herbe entre deux morceaux parce que franchement ce DJ, il assure.
Mai, c'est la saison où tout ça redevient évident. On enlève une couche de fringue, on lève la tête, on sent le soleil sur les bras. Ce moment où l'on réalise qu'on n'avait pas besoin de changer quoi que ce soit, juste d'attendre que la lumière revienne.
Il y a quelque chose de politique là-dedans, même si on n'en fait pas un manifeste. Occuper l'espace avec son corps tel qu'il est, sans s'excuser, sans se planquer derrière un pull trop grand, c'est déjà un acte. Surtout quand on a passé des années à apprendre à faire le contraire.
Il y a des gens qui font de ça leur travail. NATH, artiste féministe, expose le mois prochain, dès le 6 juin Nous Férales à Rosa Bonheur à l'Ouest,une série de dessins qui célèbre les colères féminines par le symbolisme animal. Chaque œuvre naît d'un témoignage, d'une petite phrase, d'un animal choisi. Un Féral, c'est un animal domestique qui retourne à l'état sauvage. On voit l'idée. On sent qu’on va se recentrer sur ce qui compte : nous, notre corps, nos ressentis.
Au Rosa Bonheur, on fête ça. Les corps qui dansent sans savoir danser. On fête la présence de nos corps les uns avec les autres.
On a prévu de la place pour tout le monde, sans chichi. Le soleil sera là. La musique aussi. Et la guinguette ouvrira grand, pour tous les corps qui avaient juste envie d'air.
On vous attend, vous ♡
CINÉ ROSA : Eruption de Pete Ohs
🎬🌈 CINÉ ROSA AU PANTHÉON 🌈🎬
Dimanche 7 juin à 11h30
Le Cinéma du Panthéon accueille une nouvelle séance Ciné Rosa, entre cinéma indépendant, regards queer et émotions à fleur de peau.
À l’affiche ce mois-ci :
Eruption de Pete Ohs
(1h11 – distribution : UFO Distribution)
Un film singulier, incandescent, qui explore les tensions intimes, les désirs enfouis et les secousses invisibles qui traversent les corps et les relations. Une œuvre libre, troublante, à la frontière du réel et de la sensation.
🌈 Ciné Rosa, c’est une parenthèse : un espace où les récits LGBTQIA+ prennent toute leur place, où le cinéma devient terrain d’émotions, de réflexion et de partage.
Séance gratuite mais s'inscrire obligatoirement ici 🌈🎬
Les Refusées
J’ai lu Les Refusées de Anne Bourrassé, ou comment l’histoire a mis de côté les femmes artistes. Dès les premières pages, je suis tombée nez à nez avec Rosa Bonheur, comme quoi, me suis-je dit, impossible de vraiment l’oublier. Le livre montre bien que la postérité n’a rien d’évident. Quand on pense à Eugène Delacroix, on voit comment certains artistes sont très tôt installés dans le récit officiel. À l’inverse, Rosa Bonheur, malgré un succès immense de son vivant, a été progressivement mise à l’écart.
Et sans le travail des historiennes et des féministes pour la remettre en lumière, elle aurait sans doute été largement oubliée. Alors oui, nos guinguettes portent son nom pour ce qu’elle représente : une artiste brillante, une femme libre, qui a tracé sa voie. Lire ce livre m’a simplement rappelé pourquoi ce nom s’est imposé pour nous comme une évidence et pourquoi il continue de nous plaire aujourd’hui.
Les Refusées nous met face à quelque chose de brutal : une histoire de l’art qui a volé, spolié, effacé des femmes artistes. Un vrai mécanisme d’invisibilisation, profondément injuste et misogyne. Et ça oblige à ne pas oublier leurs noms : Berthe Morisot, Janet Sobel, Marlow Moss, Charlotte Perriand, et tant d’autres.
Allons voir leur travail. Et, à notre manière, réécrivons l’histoire.
Mars, planète violette
Mars revient chaque année avec ses campagnes violettes.
Ses posts inspirants.
Ses panels “100% femmes”.
Mais au-delà du bruit, quelque chose s’est vraiment passé.
On a vu des artistes prendre la scène sans demander si c’était leur tour. Aux Victoires de la Musique, les femmes n’étaient pas un quota ni une catégorie à part. Elles étaient là, au centre, avec du fond, du corps, du style, du volume. On a senti que l’époque n’attendait plus qu’on leur fasse une place : elles la prennent.
On a vu des athlètes queer aux JO faire exploser les commentaires faciles sur “la féminité”. Des corps puissants, musclés, rapides, politiques malgré eux. Des performances qui déplacent le regard. Le sport féminin n’est plus une discipline secondaire : il est devenu un espace majeur de représentation.
On a vu des réalisatrices, des autrices, des artistes raconter autrement. Moins de femmes-objets, plus de femmes-sujets. Moins de destin écrit d’avance, plus de complexité. Le regard change. Et quand le regard change, le récit collectif suit.
On a vu aussi, derrière les platines, des DJ meufs tenir la nuit. Pas programmées pour la parité. Programmées parce qu’elles sont bonnes. Parce qu’elles produisent. Parce qu’elles maîtrisent. Parce qu’elles font danser. Le pouvoir symbolique, même à 2h du matin, compte.
Dans certains lieux, cette bascule n’est pas une tendance : c’est une ligne.
Au Rosa Bonheur, l’équipe est majoritairement féminine. La programmation aussi. Et non par effet d’annonce mais par cohérence. Parce que quand les femmes sont aux commandes, l’espace change naturellement de tonalité.
Rien de tout ça n’est spectaculaire isolément.
Mais ensemble, ça dessine un mouvement.
C’est peut-être ça, le vrai progrès : quand la prise de place cesse d’être un événement et devient une évidence.
Et on n’oublie pas celles qui luttent encore.
Celles qui tiennent malgré tout.
Celles qui souffrent.
On va y arriver.
On continue.
De l’amour, des amours et surtout de l’amitié !
On nous a longtemps raconté que l’Amour, le vrai, le grand, le romantique avec un A majuscule, devait être le centre de tout. Un duo, deux brosses à dents, une playlist partagée et beaucoup d’attentes. Spoiler : ce n’est qu’une option parmi d’autres.
Il y a les amours, au pluriel.
Celles qui se vivent à deux, à trois, à plusieurs. Les amours polyamoureuses, qui assument que le cœur n’est pas un studio parisien mais plutôt une colocation joyeuse (parfois un peu chaotique, mais toujours consentie). Les amours libres, les amours fidèles, les amours en pointillés, les amours qui changent de forme sans perdre en intensité.
Il y a les sexualités, multiples, mouvantes, parfois claires, parfois floues, souvent magnifiques. Hétéro, homo, bi, pan, asexuel·le, queer, ou « je verrai bien ». Des sexualités qui se vivent avec désir, avec douceur, avec curiosité, ou sans sexe du tout, parce que le lien ne se mesure pas au nombre de nuits passées ensemble mais à ce qui circule entre les gens.
Et puis il y a l’amitié.
La grande oubliée des contes de fées. Celle qui ne promet rien d’autre que d’être là. Pas de contrat implicite, pas d’exclusivité imposée, pas de drame si on ne se voit pas pendant trois semaines. L’amitié, c’est rester par choix, pas par peur de perdre.
L’amitié est souvent bien plus engageante que l’amour.
Parce qu’elle demande du temps sans la pression du désir, de la loyauté sans la jalousie, de l’écoute sans la possession. Elle survit aux ruptures, aux déménagements, aux changements de peau. Elle applaudit les histoires d’amour au lieu de les craindre.
Alors oui, célébrons les amoureux·ses, les polyamoureux·ses, les indécis·es, les passionné·es, les cœurs vastes et les cœurs tranquilles.
Mais levons surtout nos verres à l’amitié :
celle qui danse jusqu’à la fermeture, qui ramène à la maison, qui console, qui rit trop fort, qui reste.
Parce qu’au fond, aimer sans posséder, c’est peut-être ça, le plus bel engagement. 💛
CABARET BARGE #8— REVUE DES FIERTÉS
À PROPOS DU CABARET BARGE
Le Cabaret Barge, imaginé par Bonsoir Paris, est une scène libre et indisciplinée, un mercredi par mois au Rosa Bonheur sur Seine.
Ici, le cabaret retrouve sa force politique et son feu populaire : un art vivant, hybride, traversé par la chanson, la performance, la poésie, le burlesque, le transformisme. Chaque édition est une fabrique de joie, de désir, d’émotion brute et d’humour cinglant. On y célèbre les voix, les corps, les luttes, les désirs, les fêlures. Ce n’est pas qu’un spectacle : c’est un cri, une rencontre, une fête habitée. Un cabaret contemporain, queer, incarné. Un laboratoire de beauté brûlante. Une déclaration d’amour à la scène. Un hommage vibrant à l’art total.
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CABARET BARGE #8— REVUE DES FIERTÉS
Mercredi 3 juin 2026
Rosa Bonheur sur Seine
Pour son dernier rendez-vous de la saison, le Cabaret Barge revient au Rosa Bonheur sur Seine avec une édition qui promet de tenir à la fois de la revue, du manifeste, de la fête de famille choisie, du barnum sensible et du coup d’éclat collectif.
Son titre dit l’essentiel : Revue des fiertés. Pas un défilé de bonnes intentions. Pas une vitrine. Pas une soirée à thème bien coiffée. Plutôt une grande traversée joyeuse, un peu foutraque, peuplée d’icônes, d’allié·es, de créatures, de refrains repris ensemble, de voix qui s’avancent, de corps qui s’assument, de chansons qui bifurquent, et de cette envie très simple et très rare : être fier·es d’être là, ensemble.
Pensée comme un spectacle de clôture, cette nouvelle édition réunira 11 artistes au plateau, rejoints en ouverture par la Fanfare du Rosa Bonheur, pour 2 heures de show sans entracte. Autrement dit : du mouvement, du chant, du trouble, des apparitions, des détours, des pas de côté, des moments de bande, des échappées plus intimes, des interventions plus frontales, et une salle qu’on espère moins spectatrice que franchement embarquée. Depuis ses débuts, le Cabaret Barge défend un cabaret populaire, indocile, pas décoratif pour un sou.
Un cabaret où l’on peut rire, chanter, déborder, se rassembler, se perdre un peu, se retrouver beaucoup. Un cabaret où la voix compte, où l’audace compte, où le public n’est pas là pour regarder de loin mais pour entrer dans l’élan, dans la vibration commune. Avec la Revue des fiertés, il sera question d’inclusion, de liberté, de panache, de figures revisitées, de glamour et d’humour. Et de cette manière qu’a parfois la scène de faire tenir ensemble ce qui, d’habitude, reste séparé.
Portée par les artistes fil rouge de cette première saison, Annabelle Moaty et Adrien Jeannot, et par toute une bande d’invité·es complices, cette soirée de clôture veut faire de la scène un lieu de frottement et de joie partagée. Une revue au sens plein : libre, incarnée, collective, avec ses créatures, ses élans, ses détours, et une fin de saison pensée comme une véritable montée de fête. Avec Enjalstrass, Annabelle Moaty, Adrien Jeannot, La Bellini, Fantin, Tonton Françoise, Benjamin Gomez, Ivresse, Martin Leterme, Robi, Thomas Schwab et la Fanfare du Rosa Bonheur en ouverture.
Les prochaines éditions du Cabaret Barge

Guillaume Dustan par Christophe Vix
Guillaume Dustan, William Baranes à l'état civil, a déboulé à la rédaction de Radio FG où j'étais directeur d'antenne par le truchement d'un des journalistes, qui l'avait interviewé pour Je Sors Ce Soir. Vu le sujet du livre, un récit extatique d'une soirée au Gay Tea Dance, ne pouvait échapper au micro de la rédaction. Il tomba à pic pour nous aider à éditer un hebdo gay gratuit, Em@le que nous avons rebaptisé CQFG. Boucler chaque semaine un magazine, en plus de faire tourner une radio qui ne s'arrête jamais, a été l'une des phases les plus intenses de ma vie en terme de travail. Guillaume a littéralement ouvert des horizons que je n'avais qu'entraperçus auparavant avec les "Gay Studios", les études de genre que quelques universitaires américains avaient la chance d'enseigner dans le confort de campus californiens. Ses livres m'ont marqué malgré ma culture classique, même si le cut up de William Burroughs était passé par là. Guillaume participait aux bouclages. Nous étions une petite équipe passionnée qui avait la chance d'avoir des bureaux aux Halles, rue de la Bourdonnais. C'est avec Guillaume que j'ai fait les bouclages les plus acrobatiques et festifs. N'a t il pas une fois dansé entre les ordinateurs pour nous motiver un dimanche soir ? Sa folie créatrice nous motivait et elle était même amplifiée par celle du PDG, qui l'avait nommé conseiller de la rédaction. En 1999, Fred Phi qui avait une agence de RP me propose d'être photographié en duo pour être exposé au Palais de Tokyo, qui allait ouvrir, et figurer dans un numéro spécial du magazine espagnol Neo2. Cette photo, prise dans les toilettes du Comptoir, alors un véritable Café de Flore de la Bohème déjantée de l'époque, où les gens du Pulp démarraient la nuit parfois. La pièce Je Sors Ce Soir nous fait revivre une époque sans nul doute excessive, mais qui offrait une liberté totale des mœurs. Les utopies de cette époque continuent de faire vibrer certains esprits libres en 2025.
Crédit photo : Gérard Lévy pour le magazine Neo2.









