Kulte - Concert Release live

Kulte - Concert Release live

Kulte fait danser la dissidence, dans une frénésie collective joyeusement underground.
Comme un rituel pour se libérer des structures sclérosantes.

Une cérémonie du dancefloor pour inverser la pyramide et sonner le glas de l'establishment.
Corps unis dans un exutoire techno-punk salvateur et révolté !

📅 Mercredi 4 novembre / 📍au Rosa Bonheur sur Seine 

On ne choisit pas sa famille. Ah bon ?

On ne choisit pas sa famille.
Ah bon ?

Des gens sans aucun ancêtre en commun finissent par devenir indispensables les un·es aux autres. Un canapé, une adresse, une piste de danse : il suffit parfois d’un endroit où revenir pour commencer à faire famille.

Dans Les Chroniques de San Francisco, d’Armistead Maupin, cette adresse est le 28 Barbary Lane. Autour d’Anna Madrigal, les locataires deviennent peu à peu une famille choisie, avec leurs amours, leurs secrets et leurs contradictions. On peut y arriver sans trop savoir où l’on va et finir par trouver les personnes avec qui avancer. Un programme assez séduisant pour une simple location.

Avec Pose, la famille choisie prend un sens plus vital encore. Dans le New York de la culture ballroom des années 1980 et 1990, en pleine épidémie de sida, Blanca fonde la House of Evangelista : une maison, une équipe pour les bals, mais surtout un refuge pour de jeunes personnes LGBTQ+ qui cherchent leur place dans une société qui les rejette trop souvent. Alors que le VIH décime une partie de la communauté et que la stigmatisation s'ajoute à la maladie, ces familles choisies deviennent de véritables réseaux de solidarité et de survie. Être une « mère », ici, n’est pas une affaire de biologie : c’est accueillir, transmettre, protéger, accompagner dans la maladie et parfois remettre tout le monde dans le droit chemin avec un sens certain de la réplique. Derrière les tenues spectaculaires, les compétitions et les défilés, il y a cette idée très concrète, et profondément politique : prendre soin les un·es des autres quand le reste du monde détourne les yeux.

Ces histoires mettent des mots sur des liens que beaucoup connaissent. La personne qu’on appelle quand tout va mal. Celle qui repère immédiatement notre air de « oui oui, ça va ». Les ami·es avec qui l’on partage les grandes nouvelles, les dimanches sans programme et le dernier morceau de fromage preuve d’affection particulièrement sérieuse.

Et puis il y a les lieux où ces liens commencent. On vient pour boire un verre, on revient pour retrouver quelqu’un, et un soir on réalise qu’on connaît la moitié de la piste. Au Rosa Bonheur, cette façon de faire famille nous parle : les bandes se croisent, les nouvelles têtes deviennent familières et il reste toujours quelqu’un à présenter à quelqu’un.

Alors, en novembre, on célèbre les familles qu’on se crée. Celles qui nous accueillent, nous connaissent et nous laissent la place de changer. L’arbre généalogique est un peu flou. Pour la photo de famille, en revanche, il va falloir reculer.


Un vestiaire à soi : sortir du rang, choisir sa coupe

Un vestiaire à soi : sortir du rang, choisir sa coupe

Une cravate, une veste ouverte, un pantalon sous une jupe. Il suffit parfois de quelques détails pour faire bouger les lignes. Au Palais Galliera, Un vestiaire à soi. Féminités dissidentes au XIXe siècle raconte comment des femmes ont puisé dans les penderies masculines pour se composer une allure et, avec elle, une autre place dans la société.

Premier coup de cœur : un petit objet en porcelaine représentant les Ladies of Llangollen, deux femmes ayant choisi de vivre ensemble. Leur tenue ? Un costume d’amazone, qui emprunte au vestiaire masculin tout en conservant une longue jupe. Dessous se cache un pantalon. Les apparences sont sauves ; la frontière commence à céder.

Autre curiosité : les chapeaux de la princesse Murat, équipés d’un monocle pour mieux voir à la chasse. Un détail pratique qui croise toute une histoire : emprunté aux hommes, le monocle devient aussi un signe de reconnaissance dans les milieux lesbiens. De quoi corriger la vue et brouiller les codes.

C’est aussi ce que raconte l’historienne Christine Bard dans Une histoire politique du pantalon : les vêtements distribuent des rôles, signalent le pouvoir et accompagnent les conquêtes de liberté. Une coupe peut sembler anodine et toucher à tout un ordre social. Quant au médiéviste Clovis Maillet, ses Genres fluides rappellent que les vies qui débordent des catégories n’ont pas attendu notre époque pour exister.

L’intérêt du parcours tient justement à ces nuances. Emprunter un vêtement d’homme ne signifie pas toujours vouloir passer pour un homme. Cela peut permettre de travailler, de bouger, d’affirmer ses goûts ou de se reconnaître entre soi. Les gestes se ressemblent ; les intentions peuvent varier.

Un peu plus loin, la garde-robe de Rosa Bonheur donne à cette liberté une forme très concrète. Chemise blanche, gilet ample, jaquette ouverte : la peintre assemble les pièces, les porte avec un pantalon ou une jupe. Comme le souligne Marine Kisiel, commissaire de l’exposition, elle se compose un vestiaire à l’image de sa vie. Ce qui compte, c’est de pouvoir choisir, et recommencer le lendemain.

On ressort avec l’envie de regarder les vêtements de plus près. Ce qu’ils autorisent, et ce qu’ils empêchent. On ressort avec cette idée assez réjouissante : une garde-robe peut aussi servir à élargir sa vie.

Un vestiaire à soi. Féminités dissidentes au XIXe siècle, au Palais Galliera, jusqu’au 14 février 2027.

 


La FERIA du Rosa

💃 LA FERIA du ROSA 

Rosa Bonheur sur Seine, l'Association Trianera
& la Fanfoire du Rosa Bonheur présentent le nouveau rdv festif du Rosa Bonheur sur Seine

📅 Mercredi 28 octobre 2026 à partir de 18h30

🫒 Tapas y vino à partager
🎶 Rumba, sevillanas, pour se secouer
🎧 L'orchestre Rosa Sevillanas, dj TCHA et La Fanfoire du Rosa Bonheur en mode Peña pour vous accompagner.

Ramène ta clique, ton plus beau foulard rouge, tes volants et ton rouge à lèvre et viens faire claquer tes talonnette chez nous.

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🔥 Pourquoi on fait une Feria au Rosa ?

Parce qu’on a grandi avec ça dans les oreilles et dans les jambes.
Les cœurs en feu, les guirlandes qui clignotent, les longues tablées, les verres qui trinquent fort, les guitares qui vibrent et les talons qui frappent le sol. La Camargue, le Sud, les fêtes populaires… c’est pas une déco Pinterest chez nous, c’est un souvenir collectif.
C’est là qu’on a appris à danser sans faire genre, à chanter à tue-tête sans honte, à mélanger les générations autour d’un bon plat et d’une bonne bouteille. Alors on remet ça. Façon Rosa. Avec nos potes, nos souvenirs, et nos « Olé ».

Parce que la fête, c’est un héritage qu’on aime salement bien faire vivre.

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Et si vous connaissez notre bal des Sévillanes, vous savez à quel point ce fil-là compte pour nous.
Alors on continue. On l’attrape au vol et on le fait tourner un peu plus fort, un peu plus large.
Toujours la même chaleur. Toujours le même amour.
Juste un peu plus de tout.