En hiver
Bonne nouvelle : vos quatre guinguettes sont ouvertes toute l'année.
Le Rosa Buttes au Buttes Chaumont vous accueille toute l’année dans le parc.
La Barge du Rosa Bonheur sur Seine à Invalides, ouvre ses portes dès le mercredi soir.
La Barge du Rosa Bonheur à l’Ouest, à Asnières, vous attend pour des after works, des goûters et des soirées.
Le Rosa Bonheur à l’Est - Le Chalet de la Porte Jaune propose brunchs, bals guinguette et soirées tout au long de l’année.
Quatre adresses ouvertes toutes les saisons !
DOG DAY : une journée entre amis
C’était une journée comme on en redemande.
Le 25 avril dernier, Rosa Bonheur à l’Est ouvrait grand ses portes et ses cœurs aux chiens et à leurs humains.
Résultat : une journée dog friendly qui a tenu toutes ses promesses, de la truffe jusqu’à la laisse.
Les toutous ont siroté leurs boissons comme des grands grâce à @blackdogsaloon_,
craqué pour les friandises artisanales de La team Muzo, et reparti avec des acquis (et leurs maîtres aussi, soyons honnêtes) après les conseils et activités de Olykan Pendant ce temps,
les bipèdes s’offraient un atelier bijoux avec Shaike and co, parce qu’une belle journée, ça se marque.
Gamelles pleines paris était là pour rappeler que la bienveillance envers les animaux,
ça commence aussi par les plus vulnérables. Un message reçu cinq sur cinq.
Et Veterinaires 2 tout urgence a initié les curieux aux gestes de premiers secours,
le genre de savoir qu’on espère ne jamais utiliser, mais qu’on est bien contents d’avoir.
Merci à tous ceux qui ont fait de cette journée ce qu’elle était : pleine, vivante, et sincèrement joyeuse !
On remet ça bientôt. 🐾
Au Cinéma du Panthéon, on ne fait pas que passer un film.
Ouvert en 1907, le Cinéma du Panthéon est la plus ancienne salle parisienne toujours en activité. Ce n'est pas un musée pour autant. C'est même l'un des endroits de Paris où il se passe le plus de choses, à condition de savoir regarder au-delà de l'affiche.
Commençons par le plus mystérieux : L'Inconnu du Ciné-Club. Depuis 2011, Télérama invite un artiste dont l'identité n'est révélée qu'au lever de rideau, pour partager ses trésors cinéphiles, extraits choisis, film coup de cœur, et une salle entière qui découvre en même temps. Virginie Efira, Jacques Audiard, les frères Dardenne s'y sont prêtés. Une soirée où tout le monde arrive avec la même ignorance, et repart avec la même surprise. C'est rare.
Le Ciné-Club des Cahiers, lui, joue la carte de la cinéphilie assumée : la rédaction des Cahiers du Cinéma est là, en chair et en opinions. Pour les soirs où on a envie de penser à voix haute après le générique.
L'Italie à travers son cinéma rappelle que la Méditerranée est à deux heures d'avion et à dix minutes à pied du RER B. Lost in Frenchlation fait le chemin inverse : permettre au public non-francophone de découvrir le cinéma français sous-titré anglais, parce que le Quartier Latin n'appartient pas qu'aux Parisiens.
Ciné Citoyen sort carrément du cadre du loisir : organisé en partenariat avec le Service Territorial Éducatif et d'Insertion de Paris, il accueille des jeunes en réinsertion sociale. Un écran, une salle, et l'idée que le cinéma peut faire quelque chose de concret.
Et puis il y a Ciné Rosa et ses séances dédiées aux récits queers, mais celui-là, on ne vous le présente plus. C'est le nôtre, et on en est fiers. L'Annette Ciné Klub cultive son propre univers. Le Rendez-vous du Libraire marie cinéma et littérature avec l'évidence d'un accord qui ne se discute pas. Et les Séances Spéciales viennent combler le reste, les coups de cœur, les commémorations, les urgences culturelles.
Ce que l'équipe du Panthéon a compris depuis longtemps, c'est qu'une salle de cinéma peut être bien plus qu'un endroit où l'on se tait dans le noir. C'est un endroit où l'on choisit avec qui penser, et pourquoi.
Le corps en fête
Il y a un truc qui se passe en mai. Quelque chose qui revient avec la chaleur, doucement, sans prévenir : le corps existe, et c'est bien.
On n'a rien à prouver. On n'a rien à préparer. Le corps qu'on a, gros, maigre, musclé ou non, marqué, mou, bruyant, discret, c'est celui qui danse, qui vibre, qui s'assoit sur l'herbe et commande un verre. C'est le bon.
On vit dans une époque qui adooore parler des corps. Les afficher, les commenter, les comparer, les corriger. Les réseaux sont pleins de silhouettes parfaitement éclairées, de ventres plats et de cuisses lisses. Et quelque part entre février et avril, une voix intérieure finit toujours par susurrer : t'as pensé à te remettre au sport ? Non. On n'a pas pensé à ça. On a pensé à appeler des potes pour partager la 4e dernière raclette de la saison.
Au Rosa Bonheur, on ne marche pas à ça.
Ici, la guinguette n'a jamais eu de dress code. La piste non plus. Ce qui s'y passe depuis le début, c'est autre chose : des gens qui arrivent comme ils sont, qui bougent comme ils peuvent, qui prennent de la place sans demander la permission. Des corps qui transpirent, qui rient, qui se touchent, qui s'effondrent dans l'herbe entre deux morceaux parce que franchement ce DJ, il assure.
Mai, c'est la saison où tout ça redevient évident. On enlève une couche de fringue, on lève la tête, on sent le soleil sur les bras. Ce moment où l'on réalise qu'on n'avait pas besoin de changer quoi que ce soit, juste d'attendre que la lumière revienne.
Il y a quelque chose de politique là-dedans, même si on n'en fait pas un manifeste. Occuper l'espace avec son corps tel qu'il est, sans s'excuser, sans se planquer derrière un pull trop grand, c'est déjà un acte. Surtout quand on a passé des années à apprendre à faire le contraire.
Il y a des gens qui font de ça leur travail. NATH, artiste féministe, expose le mois prochain, dès le 6 juin Nous Férales à Rosa Bonheur à l'Ouest,une série de dessins qui célèbre les colères féminines par le symbolisme animal. Chaque œuvre naît d'un témoignage, d'une petite phrase, d'un animal choisi. Un Féral, c'est un animal domestique qui retourne à l'état sauvage. On voit l'idée. On sent qu’on va se recentrer sur ce qui compte : nous, notre corps, nos ressentis.
Au Rosa Bonheur, on fête ça. Les corps qui dansent sans savoir danser. On fête la présence de nos corps les uns avec les autres.
On a prévu de la place pour tout le monde, sans chichi. Le soleil sera là. La musique aussi. Et la guinguette ouvrira grand, pour tous les corps qui avaient juste envie d'air.
On vous attend, vous ♡
Les Refusées
J’ai lu Les Refusées de Anne Bourrassé, ou comment l’histoire a mis de côté les femmes artistes. Dès les premières pages, je suis tombée nez à nez avec Rosa Bonheur, comme quoi, me suis-je dit, impossible de vraiment l’oublier. Le livre montre bien que la postérité n’a rien d’évident. Quand on pense à Eugène Delacroix, on voit comment certains artistes sont très tôt installés dans le récit officiel. À l’inverse, Rosa Bonheur, malgré un succès immense de son vivant, a été progressivement mise à l’écart.
Et sans le travail des historiennes et des féministes pour la remettre en lumière, elle aurait sans doute été largement oubliée. Alors oui, nos guinguettes portent son nom pour ce qu’elle représente : une artiste brillante, une femme libre, qui a tracé sa voie. Lire ce livre m’a simplement rappelé pourquoi ce nom s’est imposé pour nous comme une évidence et pourquoi il continue de nous plaire aujourd’hui.
Les Refusées nous met face à quelque chose de brutal : une histoire de l’art qui a volé, spolié, effacé des femmes artistes. Un vrai mécanisme d’invisibilisation, profondément injuste et misogyne. Et ça oblige à ne pas oublier leurs noms : Berthe Morisot, Janet Sobel, Marlow Moss, Charlotte Perriand, et tant d’autres.
Allons voir leur travail. Et, à notre manière, réécrivons l’histoire.
Soirée dédicaces par Jules Milhau au Gainsbarre
Soirée dédicaces au Gainsbarre / 13 avril, 19h
Le Gainsbarre invite Jules Milhau pour une soirée dédicaces autour de son affiche en édition limitée, créée en hommage à Serge Gainsbourg. Ceux qui fréquentent nos soirées La Camargue à Paris le connaissent bien, c'est lui derrière les affiches qui font l'ambiance.
Autodidacte aux racines méditerranéennes, la Camargue, l'Espagne, l'Algérie, la Corse, Jules Milhau peint depuis l'enfance. Il expose à la Biennale de Venise à 24 ans et a signé récemment l'affiche officielle des Ferias de Nîmes 2025. Son travail tourne autour du flamenco et de la nature sauvage, hanté par cette énergie brute et indéfinissable que les Andalous appellent le Duende. Animaux, paysages, figures, abstractions, tout chez lui déborde de vie et d'instinct.
Au programme de la soirée : dédicaces, dessins préparatoires à découvrir, et pour finir la nuit comme il se doit, un groupe de musiciens cubains.
Le 13 avril à partir de 19h, au Gainsbarre 14 rue de Verneuil. Entrée libre.
Rosa Run Club
REPRISE DU ROSA RUN CLUB LE SAMEDI 26 SEPTEMBRE 2026
Le rendez-vous mensuel des runners du Rosa Bonheur à L'Est
Un samedi par mois (puis un samedi par mois à partir du moi de mai) , Rosa Bonheur à l’Est - Le Chalet de la Porte Jaune vous donne rendez-vous pour une session de run en pleine nature suivi d’un brunch bien mérité. Pas d’esprit de compet' : juste le plaisir de courir, de bouger et de partager un moment ensemble.
Au programme, toujours sans pression et dans la bonne ambiance :
• 5 km, 10 km ou marche, au choix
• Départ du 10 km à 10h20
• Départ du 5 km et de la marche à 10h30
• Parcours au départ et à l’arrivée du Rosa Bonheur
À l’arrivée, possibilité de partager un
À l’arrivée, possibilité de partager un repas à la bonne franquette à 12€, tous ensemble, pour prolonger le moment dans la convivialité.
Plat du jour : assiette barbecue et salade composée
Dimanche Latino
Dimanche 15 mars au Rosa Bonheur à l'Ouest, on passe en mode latino. L'association Baky salsa dance fête ses deux ans de cours de SBK sur notre barge au Rosa Bonheur à l'Ouest, et ça mérite bien une célébration à la hauteur de la fiesta ! Deux années de pas chassés, de tours endiablés… alors, prêt·es à tourner les hanches et montrer votre plus beau sourire.
Au programme : brunch gourmand de 11h30 à 14h30 et cours à partir de 17h pour vibrer ensemble au rythme de la salsa, bachata et kizomba. Une vraie journée caliente, festive et conviviale, pour célébrer comme il se doit notre belle énergie latino !
Mars, planète violette
Mars revient chaque année avec ses campagnes violettes.
Ses posts inspirants.
Ses panels “100% femmes”.
Mais au-delà du bruit, quelque chose s’est vraiment passé.
On a vu des artistes prendre la scène sans demander si c’était leur tour. Aux Victoires de la Musique, les femmes n’étaient pas un quota ni une catégorie à part. Elles étaient là, au centre, avec du fond, du corps, du style, du volume. On a senti que l’époque n’attendait plus qu’on leur fasse une place : elles la prennent.
On a vu des athlètes queer aux JO faire exploser les commentaires faciles sur “la féminité”. Des corps puissants, musclés, rapides, politiques malgré eux. Des performances qui déplacent le regard. Le sport féminin n’est plus une discipline secondaire : il est devenu un espace majeur de représentation.
On a vu des réalisatrices, des autrices, des artistes raconter autrement. Moins de femmes-objets, plus de femmes-sujets. Moins de destin écrit d’avance, plus de complexité. Le regard change. Et quand le regard change, le récit collectif suit.
On a vu aussi, derrière les platines, des DJ meufs tenir la nuit. Pas programmées pour la parité. Programmées parce qu’elles sont bonnes. Parce qu’elles produisent. Parce qu’elles maîtrisent. Parce qu’elles font danser. Le pouvoir symbolique, même à 2h du matin, compte.
Dans certains lieux, cette bascule n’est pas une tendance : c’est une ligne.
Au Rosa Bonheur, l’équipe est majoritairement féminine. La programmation aussi. Et non par effet d’annonce mais par cohérence. Parce que quand les femmes sont aux commandes, l’espace change naturellement de tonalité.
Rien de tout ça n’est spectaculaire isolément.
Mais ensemble, ça dessine un mouvement.
C’est peut-être ça, le vrai progrès : quand la prise de place cesse d’être un événement et devient une évidence.
Et on n’oublie pas celles qui luttent encore.
Celles qui tiennent malgré tout.
Celles qui souffrent.
On va y arriver.
On continue.
Crue Story
ℹ️ Info pratiques : en cas de crue, pour être informer de nos accessibilités en temps réel: les insta du Rosa Bonheur sur Seine et du Rosa Bonheur à l'Ouest à Asnières
🌧️🚢 Être installés sur des barges, au bord de l’eau, c’est un privilège rare.
C’est ce qui fait la magie des Rosa Bonheur : danser sur la Seine, regarder le soleil se coucher, sentir Paris vibrer autrement. Nous avons choisi l’eau pour sa beauté, sa liberté, son souffle.
Mais vivre sur l’eau, c’est aussi accepter qu’elle reste la plus forte.
En période de crue, après de fortes pluies en amont, le niveau de la Seine monte rapidement. Les quais peuvent être submergés, les accès deviennent impraticables.
L’histoire nous rappelle que le fleuve peut transformer la ville : en 1910, la Seine avait atteint un niveau historique, inondant Paris pendant des semaines. On circulait en barque dans certains quartiers, et même le métro tout neuf avait été envahi par l’eau. Sans comparer les situations, cet épisode reste la référence qui rappelle que le fleuve impose toujours son rythme.
Fermer temporairement fait partie des conditions pour occuper ces lieux magiques. Ce n’est jamais par confort, toujours par responsabilité. Dans ces situations, nous suivons la situation heure par heure et faisons notre maximum pour rouvrir dès que les conditions le permettent.
La Seine finit toujours par redescendre, pour vous retrouver !

















